Zèbrelle visible ou invisible ?

Depuis deux ans, je me dis que je dois taire cette partie de moi.
Ne pas la dévoiler.
Surtout pas !

Pourquoi cette peur ?
Parce que dans l’inconscient des gens, être « surdoué » c’est avoir la science infuse.
Ils confondent avec le type « rain man ».
Au mieux, il se diront que je suis une nana qui se la pète.
Au pire, que je suis carrément une mytho.
A la sortie de mon bilan, ma mère m’avait sorti : « ça va ? t’as pas les chevilles qui enflent ? »
(ouai je sais, elle est TRES sympa ma mère ! 😉 )

Et pourtant, j’ai bien envie d’expliquer mes rayures, non pas pour dire :
« hey les gars ! j’ai un QI supérieur au votre ! »
Surtout pas, j’ai dans l’esprit que je suis bien plus gourdasse que la moyenne !
Je me vois plus comme une « hyper » (émotive, sensorielle, sensible, emphatique… bref vous voyez de quoi je parle !), et c’est bien cela que j’ai envie d’expliquer !

Ma zébrittude ne me rend pas plus forte, pas plus intelligente, pas plus intéressante… non.
Elle me rend juste peut être plus humaine… avec mes faiblesses, ma sensiblerie.
On ne peut pas dire ou avoir un acte envers moi qui puisse passer inaperçu.
Tout a un impact (important ou moins important), mais absolument tout me touche.

Alors, le terme « surdoué » n’a pas son sens pour moi.
Je ne me sens pas douée en quoi que ce soit.
Au contraire, j’ai même parfois l’impression d’être handicapée de moi même.
Ce débat du terme « surdoué » je l’ai eu récemment avec un de mes proches.
Je suis d’accord avec lui, il n’est pas adapté.
Et comme le dit si bien Jeanne Siaud Facchin dans son écriture, on dira plutôt que c’est une autre intelligence.
Bon… j’aime toujours pas le mot « intelligence » en fait… C’est difficile dans tout ça de démêler les termes qui colleraient parfaitement à un ressenti n’est ce pas ?

Mais ne serait-il pas bon de pouvoir confier ses rayures sans avoir peur d’être jugée quelques soient les termes utilisés ?

 

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Les PN (pervers narcissiques) et moi…

Nous avons en nous plusieurs ancrages.
Ils nous viennent de notre enfance, de nos parents, de nos camarades, amis, collègues, vécu… bref, cela nous construit.
Mais cela nous conditionne aussi…
Quand on a un parent un soupçon manipulateur, il y a fort à parier que ce sont ces personnages là qui nous attirent par la suite.
On les déteste au plus haut point et pourtant, c’est un caractère qui nous est familier donc on y fonce tête baissée sans même prendre conscience que c’est le cas.
A force de tomber sur ce genre de personnalités déstructrices, j’avoue être très abimée.
Mais pour autant, cela ne me change pas.
Je reste fleur bleue, amoureuse de l’amour, qui croit que chacun est capable de s’améliorer.
Je suis moi, une hyper sensible, hyper émotive, hyper sensorielle, hyper tout…
Je n’aime pas le terme « pervers narcissique », car je trouve qu’ils n’en n’ont pas conscience eux même, et donc pour moi, cela n’a rien de narcissique. Ils agissent en étant intimement convaincus qu’ils détiennent la vérité absolu.
Ils sont plus à plaindre que la plupart des gens, car eux, ne pourront jamais se remettre en question et reproduiront toujours les mêmes schémas. Ils sont enfermés dans leur personnalité sombre, leur cavalier noir ne peut les quitter.
Alors qui est le plus à plaindre ?
La « victime » qui se morfond ?
Ou le PN, qui ne se rend pas compte de la noirceur de son âme ?
Si le PN choisit souvent sa proie parmi les zèbres c’est parce que justement,  la personnalité hyper sensible de celui-ci qui se remet toujours en question, est bien plus malléable.
Ainsi, il peut dominer, manipuler, sous couvert d’un protecteur, et tout cela de manière très habile. Il se fera passer pour un repère, puis quand la proie sera ferrée, elle ne s’appartiendra plus à elle même.
Les victimes ont besoin de se reconstruire après une chute certes, mais pouvons nous aider les PN, qui souffrent également et qui doivent continuer d’avancer.
Comment vit-on dans ce rôle, de l’ogre ou du monstre ?
Je souhaiterai déjà déculpabiliser ces personnes :
CELA FAIT PARTIE DE VOTRE INCONSCIENT !
Si les PN, avaient véritablement conscience de leur personnalité, je pense qu’ils voudraient en changer.
Qui voudrait être perçu comme une personne sans coeur, manipulatrice, sombre et mauvaise ?
Je pense qu’un professionnel, peut aider le PN à prendre conscience de cela, mais il faut être suffisamment ouvert d’esprit pour se l’entendre dire. Et il faut une volonté incroyable pour vouloir s’en défaire. Cela requiert un courage gigantesque que de se dire : « Je suis Pervers Narcissique mais pour mon bien être et celui de mon entourage, je vais me faire accompagner »
Souvent les PN, sont des solitaires.
Ils n’en souffrent pas, cela leur convient, ils y trouvent même du confort.
Peut être que la clé est là !
Les personnalités manipulatrices sont faites simplement pour avoir des connaissances, se faire des amis, sortir en bonne compagnie mais peut être qu’elles ne devraient pas espérer une vie de couple ou de famille… Avoir quelques conquêtes ou une relation durable mais garder ses distances pour ne pas faire souffrir et souffrir lui même.

Dans tous les cas, pour le repérer c’est finalement assez simple (surtout quand on s’est cassé les dents dessus plusieurs fois) : Se sont des solitaires, en général qui n’ont pas beaucoup d’amis ou qui les voient peu. Ils font un métier ou ils sont souvent seuls, ou autonome dans leur activité. Ils ont tendance à se montrer sur d’eux, invincibles.
Vous pouvez les fuir, ou juste être alerte et accompagner cette personne si dure mais sans oublier de vous préserver.
Pour ma part, je vais essayer maintenant, d’être vigilante aux signes et à prendre la poudre d’escampette !

Le tournant

Actuellement, je suis dans un tournant de ma vie.
Ce moment charnière à la croisée des chemins.
Je quitte celui qui fut mon « tout » pendant 10 ans.
La question m’a trottée dans la tête longuement avant de prendre la décision et le doute est toujours présent : « fais-je le bon choix ? »
Du moment, ou l’on est plus heureux, ce ne peut être forcément qu’un bon choix.
Autant pour soi, que pour l’autre aussi. Qui de toute évidence ne peut pas être heureux de vous voir malheureuse…
Ma zébrittude est parfois comme les vagues de la mer. Je la sens se retirer doucement, puis par moment revenir en force. Là en ce moment, elle est clairement présente !
Avec son coté « trop lucide » et me terrifie à l’idée d’enchainer erreur sur erreur.

Voilà le coté du zèbre, que je pense être pour moi le plus difficile à surmonter :
LE DOUTE !

Douter toujours de faire les choses de la bonne manière, qui ont du sens, avec intelligence et ayant les tenants et aboutissants bien en tête.
On doute de soi, parce qu’on est lucide !
Ok, ça je l’ai bien intégré. Mais finalement ne serai-ce pas une force ?

Maintenant, je vais essayer de tourner cela à mon avantage !
puisque je sais que je peux me casser la figure et que je sais quels sont les risques encourus, finalement autant s’en servir justement à parer toute éventualité de complication plutôt que de regarder le bus arriver à ma station sans appuyer sur le bouton !
Voilà ma pensée du jour et sa conclusion. Quitte à douter et à avoir peur, autant en retirer quelque chose de positif :

Ma chérie, parre à toutes les éventuelles difficultés qui peuvent subvenir !

LE livre à lire en premier !

Il m’a été conseillé par l’orthophoniste de mes enfants, le livre idéal pour se comprendre quand on se soupçonne à Haut Potentiel (HP).
« Trop Intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué » de Jeanne Siaud-Facchin
Lorsque j’ai commencé sa lecture, je me suis dis qu’à chaque page ou je me reconnaitrai, je la cornerai.
C’est quand j’ai compris que j’étais entrain de défoncer mon livre que j’ai arrêté !
Sur 100, j’en avais corné au moins 80 !

Je l’ai lu avant de passer le bilan, il a été une révélation !
Chaque paragraphe me renvoyait à une analyse de moi-même.

Aussi, c’est une lecture que je recommande vivement !
Vous le trouverez sur Amazon pour moins de 25€.

9782738120878

La synthèse

Alors voilà…
J’ai donc eu le rendez vous de la synthèse la semaine dernière.
Rien de particulier de plus que le bilan ne laissait présager.
J’ai un QI de 127, donc dit « supérieur ».
Selon la psychologue qui m’a fait passer le test, il lui semble que j’ai un problème de vu car sur un exercice similaire à un autre ou j’avais cartonné j’ai eu plus de difficultés.
Selon ses dires : « Le bilan est ma boule de cristal ! Je pense que vous êtes hypermétrope, je vous envoie chez un ophtalmo réputé ! »
J’irai donc chez cet ophtalmo quand j’y penserai/voudrais/prendrais le temps !
Ce qu’il en est ressorti est que je suis donc intelligente mais n’ai pas une grande culture générale (sans blague ?!)… Depuis enfant, je dis : je ne suis pas intelligente, je suis logique !
Je voyais la culture comme de l’intelligence… il semblerait juste que j’ai confondu les choses.
Alors voilà, je fais donc partie des 7% de la population qui ont une surefficience… c’est cool ! je ne suis pas seule !
Si je l’avais passé enfant, le score aurait été bien plus fort selon elle… Ce qui fait pêcher mon nombre de points est due à mon âge (ben ouai, j’suis plus toute fraiche !) et visiblement mon manque de culture générale. « Vous êtes sélective ! Vous ne vous orientez que sur ce qui vous intéresse ! »
Le premiers points positifs à tout ça :
1)- Je ne suis donc pas « SI » étrange que ça… des gens comme moi, il en existe pleins !
2)- Maintenant, je me connais et me comprends
3)- Ce bilan, ne me change pas, je reste moi tout en me comprenant mieux.
4)- Je comprends enfin certaines choses que je perçois chez un, voir mes deux, enfant(s).
5)- Avec un tel bilan, je peux maintenant parler de choses que je sais sans douter de moi même avec les professionnels qui s’occupent de mes enfants.

Voilà pour les points positifs, pour les points modérés, je n’en n’ai qu’un :

APPRENDRE A LE GARDER POUR MOI !
Parce que je n’ai pas envie que les gens me jugent ou pensent que je me sens supérieur parce que ça n’est pas le cas.

Si pour la personne lambda, la douance est une chance, je pense à coup sur qu’elle ne sait pas de quoi il s’agit.
les amalgames « science infuse » me font flipper ainsi que les personnes qui vont douter de mes propos « Pfff si elle, elle est surdoué, alors moi je suis Einstein ! »… pas du tout mais alors du tout envie de m’infliger ça !

Bref, voilà quoi…
Rien d’exceptionnel, maintenant juste apprendre à vivre avec et encore que…
Mais surtout, être vigilante pour mes petits.

Le passage au bilan…

Il y a deux semaines j’avais rendez-vous avec une psy de ma région très réputée.
Sa spécialité est le diagnostic et le suivi de personnes HP (Haut Potentiel).
Je suis allée chez elle, sur recommandation de l’orthophoniste de mes garçons.
J’ai appelé en février, pour obtenir un rendez vous en avril.
deux longs mois de cogitations, de questionnements, de doutes…
Et ce rendez-vous, je crois que je m’en souviendrais toute ma vie !
J’AI ETE CRUCHE !!!!!
Vraiment, j’ai eu le sentiment d’être une nigaude profonde au QI de bulot (CUIT !).
J’en suis sortie pourtant assez calme. Le plus dur était fait et même si j’avais perdu tous mes moyens, cette rude étape était derrière moi !

Vous dire comment ça se passe ?
Tout d’abord, elle m’a fait faire un exercice avec des cubes.
Je l’ai trouvé ludique et même si à la fin ça tirait un peu, j’ai accompli la tache sans trop de difficultés.
Ensuite s’en est suivi des questions de vocabulaire, de compréhension et de mémorisation.
Pour exemple : il fallait retenir une série de chiffre et la répéter jusqu’à ce que celle ci soit vraiment très longue.
Mais le pompon aura été la phase « Culture générale » ou j’ai tout de même répondu que le canal qui rejoignait l’atlantique au pacifique était le canal du midi… Grand moment de solitude !

Finalement, aujourd’hui je reçois mon bilan et je vois un résultat de 127… Malgré mes réponses saugrenues, j’ai tout de même un résultat qui met en évidence une intelligence supérieure.

Demain, j’ai le rendez-vous de synthèse, je me demande ce qu’elle va bien pouvoir me dire et surtout qu’elles seront les pistes pour « vivre » HP.

Car l’accepter est une chose plutôt facile mais en parler à mes proches, aux gens que je côtoie ou que je croise me semble presque insurmontable.
Entre ceux que je soupçonnerai de ne pas me croire, ceux qui feront des amalgames telle « la science infuse » et ceux qui diront que si je le suis, ils le sont également. Il est bien là, le plus effrayant.
En parler ou pas ?
Rester anonyme ici ou faire un coming-out intellectuel ?
S’ouvrir ou au contraire le vivre en secret ?

« Qui a piqué mon fromage ?  » ou quand la lecture ouvre les yeux

Il y a peu, un de mes proches m’a offert un livre dont le titre m’a laissé perplexe pendant un long moment.
« Qui a piqué mon fromage ? »
Etrange titre pour un livre dont on vente le mérite ainsi :
« Comment s’adapter au changement ? »

J’en lis donc le résumé rapidement et il aiguise ma curiosité.
J’attends en effet des réponses, je pense que cette courte fable m’en apportera !

qui-a-pique-mon-fromage

Tout d’abord, il est un point motivant c’est que ça se lit vite !
Très vite !
En une heure vous avez plié le machin et votre cerveau en sera retourné !
Car oui, ce livre vous fait voir les choses sous un nouveau jour et toutes vos décisions sous un nouvel angle.
Depuis sa lecture, j’y pense au moins une fois par jour.
Et ce livre restera sur ma table de chevet pour m’aider à passer chaque « blocage » de la vie.
Il en devient ma bible !
Alors, avez vous envie de savoir qui a piqué votre fromage ? 😉